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Jean-Pierre, kayakiste-randonneur

Coefficient 46 puis 41, Basse mer à 14h32.
Renverse 1h30 plus tard à Etel.
Vent de Nord Est très faible, passant à 3 l’après-midi.
La météo annonçait un passage au Sud Est qui nous aurait bien aidés pour le retour. Il n’en a rien été. Pluie modérée, pratiquement sans accalmie à partir de 14h30.

Départ facile vers 10h30 des berges de l’étang de Nostang, appelé l’Etang de Rodes dont le niveau haut commençait tout juste à descendre., Pour rejoindre l’eau après avoir glissé sur l’herbe, Patrick a eu un petit moment de déséquilibre, inconfortable. Au départ il s’est s’appuyé sur l’eau au lieu de s’appuyer sur le fond de l’étang comme avec une perche et de pousser.
Avant de prendre la direction d’Etel, on passe devant les maisons de l’ancien village en ruine magnifiquement restaurées en gîtes. Puis on remonte la rivière du Pont du Roc’h jusqu’à un barrage de roches.
Tout près, sur des marches, une dame rince son linge. Deux jeunes enfants l’accompagnent. Ils ont une bonne bouille avec leur bonnet, style Lapon, sur la tête.

Demi tour et direction Etel avec un courant qui porte bien. L’eau est presque immobile. Les Kayaks glissent, traçant un sillage avec des lignes nettes et régulières. Leur reflet se mélange avec celui des berges qui renvoient les couleurs rouge flammé des chênes et les verts sombres des pins. Darius, le Lithuanien, retrouverait là, l’ambiance sauvage des steppes nordiques.
On passe la pointe de Kerdavid où se trouve un site particulier, qui pour Jean Pierre fait penser, à un sanctuaire Zen. Puis virage à gauche pour visiter la Quenouille de Brigitte.

L’équipe n’est qu’à moitié motivée par cette curiosité, témoignage d’un « art brut breton » qui, pourtant, rend très bien dans l’horizon dépouillé du marais qui porte à plusieurs km. Seul Jean-Pierre descendra de son kayak, sans craindre de se mouiller les pieds, pour aller prendre la photo.

Demi tour. Le niveau de la marée, encore haut, permet d’accéder à St Cado en contournant par l’Est l’île de Kercadore. Les kayacs poursuivent dans la direction de Pont Leroy, par le passage voûté, construit sous l’accès routier de l’île.

Quelques minutes plus tard, arrêt pique-nique à l’île de Kerguerhan où se trouvent deux maisons en ruine. Une citerne a aussi été construite à l’époque pour récupérer l’eau de pluie. L’herbe est très épaisse. En marchant dessus on a l’impression de fouler un tapis de haute laine. On s’installe à l’abri du vent, contre la façade sud d’une maison. Le feu ne prendra pas ; le bois ramassé sur place est trop humide. Dominique rêve d’une vie en autarcie, libérée du superflu de notre siècle. Jean-Pierre raconte une histoire qui se termine par : « qui va payer pour gros con ? »

Vers 14h30, les Kayac repartent. La pluie commence. Elle ne s’arrêtera pas jusqu’au soir. Le courant est encore suffisamment fort pour donner de la vitesse et apporter un peu de stress au passage de Pont Leroy.
Plus loin, on découvre que les anciens quais installés rive droite on été démolis. Une broyeuse a été installée sur place pour réduire en gravier le béton armé des anciennes installations. La mer assez calme permet d’approcher la célèbre barre d’Etel, tout en restant à bonne distance. Le rouleau où s’amusent des surfeurs fait bien 1,50m. Il s’écrase sur un banc de sable qui affleure presque la surface de l’eau. Une sortie vers la mer serait possible en passant tout à fait à gauche ou à droite. Le mouvement d’eau à la sortie de la rivière a un volume impressionnant.

Arrêt à proximité de magnifiques rochers polis qui évoquent des sculptures de Henry Moore. La luminosité voilée et l’humidité qui colle aux pierres font ressortir les reliefs.
Demi tour un peu avant 16h. Le courant qui descend toujours un peu nous oblige à longer la rive droite pour lui y échapper.

Arrêt au café « les Asturies » à St Cado, pour s’abriter un instant de la pluie, attendre la renverse et se réchauffer avec un chocolat. Tout le monde apprécie les grands carrés de chocolat à la noisette que distribue Michel.
L’arrivée auparavant, à la calle a été périlleuse. Elle a failli être fatale à Patrick qui a débarqué le premier. En s’avançant gaillardement sur un béton transformé en patinoire, il s’est retrouvé sur le c .… Personne n’a ri, contrairement au réaction habituelle du public devant ce genre de spectacle ; tout le monde a craint le pire avec ce genre de chutes qui sont particulièrement mauvaises.

Départ vers 17h, avec l’idée de faire vite car le noir vient de bonne heure à la saison. Effectivement il fera nuit noire quand l’équipe débarquera au pont de l’étang de Rodes avec des allures de clodo ou de flibustier.
Dans son empressement à tirer le kayac pour le monter sur le bord de la route, Patrick a failli tomber à la renverse. Son compagnon est alors parti à rire bêtement. Il faut dire que le pauvre Patrick se faisait du souci pour sa belle …

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